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Objectifs


Les Assises de l’Interculturalité poursuivent les quatre objectifs suivants :

1. Permettre, après un large débat de 6 mois avec l’ensemble des acteurs et personnes concernées, d’aboutir à de nouvelles recommandations, propositions d’actions et/ou d’initiatives réglementaires ou législatives relatives à différentes thématiques liées à l’interculturalité.
Le gouvernement précédent avait mis en place une « Commission du Dialogue Interculturel », dont la mission était notamment d’identifier les enjeux et les défis liés à l’interculturalité. Aux termes de plusieurs consultations avec des personnes ou des institutions actives sur ces questions et de nombreuses réflexions échangées entre les membres de la Commission précitée, un rapport final en 2005 contenant diverses recommandations en la matière fut rendu public.
Ce rapport constitue une première étape et une introduction intéressante. Par ailleurs, certaines thématiques abordées ont pu permettre l’élaboration de recommandations partagées et unanimes. D’autres n’ont pu atteindre de consensus.
Il convient dès lors, non seulement d’envisager les propositions concrètes d’exécution des premières conclusions de ce dialogue, mais aussi et surtout de poursuivre le travail entamé, de l’approfondir, d’élargir le champ de la discussion et le nombre des acteurs consultés en vue de lancer une vaste réflexion au sein de la société belge et dans l’ensemble de ses mondes, qu’ils soient publics, privés, associatifs, éducatifs, académiques, économiques, culturels ou religieux et, en fin de processus, de permettre d’arriver à de nouvelles recommandations et propositions de décisions à déposer auprès des différents gouvernements.
Les Assises doivent, en quelque sorte, constituer une seconde étape dans la volonté d’instaurer des politiques concrètes et pragmatiques en matière de dialogue entre les cultures et d’égalité des chances.
Pour préparer cette seconde phase, différentes études ont été confiées à des équipes interuniversitaires, notamment sur la manière dont les personnes d’origine étrangère vivent les discriminations, le racisme ou la différence ; les « accommodements raisonnables » et le rôle des médias et de l’interculturalité.
Concrètement, pour réaliser ce premier objectif, le comité de pilotage (cfr. Point IV.2), sur base des conclusions de la semaine de l’Interculturalité organisée en septembre, des résultats des nombreuses conférences et débats qui auront lieu jusque fin décembre dans l’ensemble du pays, et des différentes études universitaires lancées, organisera des auditions et discussions en son sein et élaborera pour fin mars 2009 un rapport final à présenter au gouvernement fédéral et aux autres différents gouvernements.

2. Organiser dans l’ensemble du pays et de ses villes de nombreux espaces de dialogue et de rencontres citoyennes où la diversité fera l’objet de débats collectifs en vue de sensibiliser l’ensemble des citoyens à la thématique de l’interculturalité, d’informer sur l’identité de l’autre, ses problèmes, d’oser l’expression mutuelle sur les attentes, craintes et constructions de pensées des uns à l’égard des autres et enfin de permettre les rencontres au quotidien entre personnes d’origines différentes.
Concrètement, sur base d’un appel à projets lancé en mai 2009, 100 projets locaux ont été désignés par un jury pour organiser différentes activités de ce type dans l’ensemble du pays. Ces projets seront présentés à l’occasion de la journée d’ouverture des « Assises de l’Interculturalité » qui aura lieu le 21 septembre 2009.

3. Développer une politique de communication dans l’ensemble du pays permettant de promouvoir la richesse des cultures, la réussite des insertions, le métissage de la société, la valorisation des talents et tenter de casser les stéréotypes et caricatures.
Concrètement, des campagnes de communication et de sensibilisation ont été préparées, notamment par le secteur associatif, et se dérouleront en amont et durant les Assises. Des initiatives spécifiques seront également organisées avec les médias écrits et audiovisuels. Un site Internet sera également mis en ligne pour permettre à tous les acteurs et visiteurs d’avoir un espace d’échange, une source d’informations et de références.

4. Permettre aux acteurs de terrains associatifs ou publics et aux autorités publiques des différents niveaux de pouvoir d’échanger les « bonnes pratiques » imaginées ou développées au niveau local ou dans certains cadres d’action. Concrètement, différentes rencontres seront organisées pour permettre ces échanges entre acteurs.
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